Refondacion deu movement revolucionari occitan

13 Oct

APERET TÀ UA REFONDACION

DEU MOVEMENT REVOLUCIONARI OCCITAN:

Après deux ans d’existence le mouvement Combat d’oc disparait pour participer à la dynamique de refondation du mouvement révolutionnaire Occitan. De même le local l’Ostal del Pòble n’existera plus sur Tolosa (du moins pour le moment), la mauvaise organisation et gestion du lieu, son emplacement et son environnement expliquent notre décision de fermer ce lieu . Malgré cette décision nous continuons de lutter plus que jamais pour abattre ce monde qui nous détruit et pour proposer un projet, un changement radical de société. Les membres de Combat d’oc, Anaram Au Patac, Hartèra ont rédigé un appel:

“L’Occitanie existe puisqu’elle a une histoire”. IEO. 1979 Aujourd’hui, l’Occitanie est à un tournant de son histoire. Jamais depuis les années 70 le mot «occitan» n’a été dans autant de bouches. Une frange de la population, et la jeunesse en particulier, prend conscience de la nécessité de défendre la terre et la langue, une langue qui se débarrasse peu à peu de l’image péjorative créée par la République française. Paradoxalement, jamais notre culture n’a été autant menacée de disparition.

Notre existence politique en tant qu’occitans est quasi nulle. Elle est pourtant indispensable, justifiée par l’existence historique d’un peuple aujourd’hui en manque de conscience. Les États français, espagnol et italien, en cherchant à éradiquer la spécificité occitane ainsi que toutes les cultures qui se trouvent sous leur administration, répondent à une logique capitaliste, d’ exploitation et de domination (l’impérialisme). En Occitanie, s’imposent depuis des siècles toutes les formes de la conquête : militaire, politique, économique, sociale, culturelle et artistique. L’Occitanie est un espace rural, en train de perdre sa substance humaine : les industries ont disparu des villes, laissant place au tourisme, à la recherche de haute technologie, espace dépendant d’un autre plus puissant, et dans cet espace, on puise des richesses, des hommes, de l’énergie, on trouve des espaces de loisir.

Parallèlement, au niveau international, on assiste à la fin de la séparation pays impérialistes/pays dominés, synonyme de contraste entre pays industrialisés/pays non industrialisés, laissant place à une centralisation d’avantages associés aux « cinq monopoles nouveaux des centres impérialistes » : contrôle des technologies nouvelles, des ressources naturelles, du système financier global, des communications et des armements de destruction massive.

L’Occitanie n’a jamais constitué dans l’Histoire une entité politique cohérente, tout en demeurant une aire culturelle majeure de l’Europe, ayant perdu au fil des siècles la maîtrise de son destin économique et culturel : annexions des territoires (Croisade albigeoise entre autres), changement profond des comportements culturels et linguistiques, émigration ou intégration à la fonction publique des populations pour cause économique, et aujourd’hui « mobilité ». L’homme n’aurait plus besoin de racine, plus d’attachement à une territoire, des hommes et des femmes hors-sol. Mais face à cette situation des poches de résistances populaires existent.

Que ce soit pour défendre la terre qui fait vivre les hommes et les femmes qui la travaillent, contre les projets d’infrastructures qui ne servent que les intérêts du capital, et détruisent ou transforment durablement notre environnement. Les initiatives sont aussi nombreuses pour tisser de nouveaux liens humains mis à mal par le consumérisme et l’individualisme, la solidarité entre exploités et opprimés, pour renouer avec la culture du pays et redonner un sens à nos existences.

Toutes ces résistances, ajoutées aux luttes des travailleurs pour le maintien des emplois et l’amélioration des conditions de travail et de vie, sont aussi la spécificité de l’Occitanie. Toujours rebelle et souvent radicale dans ses actions, l’Occitanie résiste, comme résistent les peuples du Sud ou des pays dits émergents, bien décidés à s’approprier les technologies nouvelles et se réapproprier le contrôle de leurs ressources. Aujourd’hui nous en arrivons à la conclusion que la structure politique existante animée par les militants révolutionnaires occitans n’est plus suffisante.

Nous sommes donc au bout d’un cycle, et au début d’un autre. Nous nous devons d’être à la hauteur de l’espoir grandissant porté par nos convictions occitanistes et autogestionnaires, dans un contexte social des plus alarmants. En s’inscrivant dans la continuité des mouvements occitanistes d’après 1945, nous souhaitons bâtir dès à présent un nouveau mouvement pour investir le champ politique en Occitanie, que ce soit dans la rue ou par le biais des élections locales.

Nous voulons bâtir un projet sur la base de l’unité populaire (communiste, libertaire, autonome ..), sans dogme, ni modèle de concept, luttant contre toutes les formes de domination et d’exploitation (colonialisme, fascisme, patriarcat, capitalisme), résolument opposé à toute forme de discrimination (fascisme identitaire, xénophobie, homophobie, racisme, sexisme …). Les occitans souffrent de ne pas connaître leur propre histoire. Le mouvement que nous sommes en train de construire doit ainsi se réapproprier l’histoire d’Occitanie et de ses luttes, et ne pas laisser l’État français perpétuer l’histoire des vainqueurs et du régime politique dominant.

L’Occitanie est spécifique de part son histoire et sa situation actuelle, ainsi nous nous devons de proposer un système politique tout aussi spécifique à la société occitane tout en bénéficiant des expériences passées et présentes des mouvements révolutionnaires, ouvriers et paysans. Tant que les occitans ne s’organiseront pas indépendamment des organisations françaises, espagnoles et italiennes, notre avenir ne sera pas entre nos mains et l’Occitanie restera une multitude de régions ou provinces françaises, espagnoles et italiennes.

Autogestionnaire et pour l’autodétermination, ce véritable projet révolutionnaire doit prendre en compte chaque aspect de la domination. «Vivre et décider au pays »: ce slogan hérité du Larzac des années 70 n’a jamais été autant d’actualité et doit maintenant être au centre de toutes nos actions en faveur d’une société occitane libérée de toutes contraintes et libre de s’organiser comme elle l’entend.

D’où que vous veniez, vous pouvez dès à présent intégrer cette dynamique et apporter votre contribution au projet politique en construction.

Toutes les expériences de lutte et de vie sont nécessaires et chacun doit apporter sa pierre à l’édifice pour en finir avec la dépossession générale, pour enfin reprendre en main nos vies et notre Histoire. A chacun de prendre parti, à chacun de mener l’offensive. Rejoignez- nous, nous vous attendons !

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